Une arachnophobe en colloc avec une araignée : true story

C’est assez habituel comme sensation que de ressortir de sa salle de bain en se sentant un petit peu plus déifiée qu’en étant rentré. Et bien hier c’est exactement l’effet que ça m’a fait, mais puissance dix. Je me suis sentie démiurge, rien que ça. Depuis plusieurs mois je vis avec une araignée près de ma baignoire. Etant arachnophobe impossible de lui faire sa fête étant donné qu’elle est dans un angle et que je psychote sur le fait qu’elle me tombe sur les orteils après le coup de chausson. Du coup, ça fait trois mois qu’on vit en colloc Maïtika et moi. Mais hier soir ça a bien failli s’arrêter. Maïtika n’était plus dans l’angle. Elle se trouvait sur un mur bien plat, inconsciente que c’était à sa position angulaire qu’elle devait la vie. Un coup de savate et la bestiole périssait sous mes violences. Il n’aurait fallu qu’un seul coup. Seulement voilà, je l’ai regardé et je me suis rendue compte que ça allait me manquer de lui parler. « On a dit que je te laissais en vie seulement si tu bouges pas quand je suis là ! Ca me dégoute ! », « Hello Maïtika, bien dormi ? », « Hors de question que tu ramènes tes potes à la maison ! et pas de petit copain avant tes 18ans », « arrête de regarder quand je suis aux toilettes ça me gêne ». J’ai fait pousser des lentilles de compagnie, car mon appartement n’est pas assez grand pour accueillir un chat. Mais elles ont fini par mourir parce que je n’ai absolument pas la main verte (ouais à ce point là c’est chaud). Alors je me dis qu’une araignée de compagnie qui s’autosuffit ce n’est pas si mal. Je ne peux pas l’approcher parce qu’elle me terrifie mais finalement je l’aime bien. C’est ma petite thérapie à moi. Et on a des conversations sympas : « je me demande bien ce que tu manges là où tu es. Oh et puis je ne veux pas savoir », « j’ai éclaté une de tes comparses tout à l’heure, j’espère que ce n’était pas une amie à toi ». J’ai donc délibérément choisi de laisser la vie à une araignée sur mon territoire. « Va, je ne te hais point » lui dis-je, avant de sortir de ma salle de bain. Du coup pour fêter ça je lui ai trouvé un nouveau nom, elle s’appelle Théra. Diminutif de thérapeute, référence à mon arachnophobie.

On est d’accord sur le fait de ne pas illustrer l’article hein ? Hors de question que je tape « araignée » dans Google image, faut pas déconner !

Comments
4 Responses to “Une arachnophobe en colloc avec une araignée : true story”
  1. jenepy dit :

    Belle manière de combattre sa peur.
    J’ai une araignée qui loge près de la fenêtre de ma chambre depuis maintenant deux ans. Elle ne peut y rester que pour une seule raison: c’est une chasseuse de moustique. En été, pas de soucis, je suis jamais piqué. Et je m’y suis attaché à cette charmante bestiole. J’en ai jamais eu peur. Je pourrais même dire que je l’aime !

  2. cyrius300 dit :

    Dis-toi que tu as de la chance: cette collocataire n’est pas trop encombrante et ne prendra pas le risque de te contredire dans chacune de tes décisions. D’autant plus qu’elle n’est pas trop bavarde.
    On dit aussi qu’une araignée chez soi, porte bonheur sous son toit.

  3. Az dit :

    AH! MERCI! Je ne suis pas le seul a elever des araignées pour combattre les vils moustiques de l’été ! *_*

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