La vendeuse et les soldes

C’est loin d’être un conte et c’est pas pour les enfants !

Et voilà ! Les soldes sont arrivés. Quand j’y pense mon job de vendeuse me manque. Le premier jour des soldes c’était quelque chose ! La journée qui passe si vite dans ton cerveau car tu passes ton temps à courir partout, mais qui dure une éternité dans ton corps car… tu passes ton temps à courir partout. Il fallait rester agréable, souriante, s’occuper de quatre personnes en même temps (ou plus). Chanceuse que j’étais, j’avais une équipe de choc à mes côtés. Il y avait du fun nous vous y trompez pas : faire la course en caisse, à celui qui encaisse le plus de client en un temps donné. Et des trucs moins funs : se rendre compte qu’on s’est fait voler un nombre incalculable de fois. Ca fout la rage quand tu travailles d’arrache pied, que tu essayes de faire au mieux et que tu n’as plus les tailles voulues par les clients parce que tu te les aies faite taper. Volez des paires de chaussettes les mecs, mais laissez nous les vestes merde !

Parce que c’est l’angoisse pour nous aussi tout ce monde. Tout est calme les jours précédents les soldes et puis un beau matin lorsque tu vas faire l’ouverture de ton magasin tu t’aperçois qu’il y a déjà du monde devant ta grille. Et tu as peur ! Tu expliques gentiment que non, ils ne peuvent pas rentrer tout de suite, que tu dois d’abord ouvrir les caisses, allumer les lumières tout ça. Ils comprennent ou s’énerver, au choix, et toi tu apprends ta première leçon de « laisse couler, on s’en fout ». Pendant les soldes, petit vendeur, sache que tout est de ta faute : la tache sur le dernier pull taille M, tes pantalons qui s’arrêtent à la taille 54, l’ourlet foiré par ton retoucheur, la faim dans le monde, le chômage, Fukushima etc.

Et puis arrive la fin de journée. Si tu réussis à fermer à l’heure c’est un miracle, mais c’est quasi-impossible. Une fois que ton dernier client s’en va (en général à 20h45 alors que tu fermes à 20h) tu regardes ton magasin qui semble avoir été traversé par un troupeau de mammouths furieux de l’extinction de l’espèce. Il y en a partout et c’est limite si tu ne retrouves pas une chemise accrochée au plafond. Tu ranges au plus vite et au maximum puisque de toute façon demain ça va être la même.

Enfin arrive THE moment, celui pour lequel tu sais pourquoi tu étais là. Tu vas mater ton chiffre d’affaire. Et là :

minion

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