Orion et Aldéïs

Un rayon de soleil s’infiltre discrètement entre les volets, soulignant doucement le visage endormi d’Aldéïs. Tout à côté d’elle, Orion émerge de son profond sommeil. Il a encore les traits froissés lorsqu’il glisse son bras sur la peau pâle d’Aldéïs. Alors qu’il ouvre enfin les yeux, l’image de la jeune femme assoupie s’imprime sur ses rétines comme la plus incongrue des situations. Son mouvement de recul trop brusque réveille à peine l’endormie qui resserre sa prise sur l’oreiller. Orion tend sa main vers elle pour éloigner le spectre du sommeil mais s’arrête à mi-course. Il tente de se remémorer ce qui a pu se passer hier soir : une bouteille de bon whisky pourrait expliquer cette situation pour le moins étrange. Pourtant dans son souvenir il ne s’est rien passé de ce genre : il est sorti du travail, a diné avec sa jolie Olympe puis est rentré sans encombre à l’appartement.  Rien vraiment ne pourrait expliquer ce que fait Aldéïs paisiblement endormie dans son lit. La meilleure solution pour tirer cette affaire au clair est encore de demander à la principale intéressée. A peine effleure-t-il son épaule qu’elle entrouvre les yeux. Un sourire se dessine sur son visage tandis qu’elle articule avec sa voix du matin : « Bonjour mon amour ». Le mot doux fait le même effet qu’un coup de pelle dans le cœur d’Orion. C’est comme s’il était revenu six mois en arrière, dans la chaleur du mois d’Août où Aldéïs l’entrainait dehors jusqu’au bout de la nuit, à noyer la raison dans les rires et l’alcool. A cette époque, rien n’avait de sens et le futur était un détail sans grande importance. Mais une séquence souvenir n’apportera pas la réponse à la question qui lui brûle les lèvres :

–         Qu’est ce que tu fais ici Aldé ?

La jeune femme lève le regard vers Orion avant d’éclater de rire.

–         Je préfère dormir du côté du mur quand je n’ai pas à me lever avant toi, c’est mon emplacement spécial grasse matinée. Tu ne veux plus me prêter ton côté ?

Elle glisse sa main de long de sa joue avant de s’approcher pour l’embrasser. Il recule en se saisissant de son poignet.

–         Qu’est ce que tu fais ?

–         Je te dis bonjour, répond-elle étonnée du comportement d’Orion, qu’est ce qu’il t’arrive ? Tu as fait un cauchemar ?

–         Je cherche juste à comprendre ce que tu fais ici.

–         Je suis ta copine ça m’arrive souvent de me réveiller à côté de toi.

–         Aldé…Ecoute je ne sais pas ce qui s’est passé hier soir, mais tu sais que j’ai quelqu’un et c’est aussi ton cas. Alors on devrait commencer par s’habiller et prendre un bon mètre de distance.

Orion amorce un mouvement pour se lever mais la main soudainement tremblante d’Aldéïs se referme sur son épaule. Sa voix perd le rire qui l’habitait et se fait plus douce :

–         Hé de quoi tu parles ? Tu es malade ? Tu as surement de la fièvre.

–         Borel et Olympe !

–         Je ne connais aucune Olympe, qu’est ce qu’il t’arrive ?

–         Olympe ma copine.

La dernière phrase fait tomber un silence assourdissant sur la chambre. Orion ne pensait pas prononcer un jour trois mots qui pourraient être aussi lourd à porter. Quelque chose au fond du regard d’Aldéïs vient de se briser comme le jour où…

–         C’est moi ta copine, articule-t-elle, et on est indestructible.

–         Je t’ai quitté il y a trois mois.

Comme ce jour d’il y a trois mois où en quelques phrases il l’a vu tomber en poussière dans son enveloppe corporelle. Il sait ce qu’il va se passer, il a déjà vu ses yeux là. Tout naturellement, son bras se tend vers la boite de mouchoir qu’il pose devant celle qui dans moins d’une demi-seconde va commencer à pleurer toutes les eaux du monde.

 

 

 

Un rayon de soleil s’infiltre discrètement entre les volets, soulignant doucement le visage endormi d’Aldéïs. Tout à côté d’elle, Orion émerge de son profond sommeil. Il a encore les traits froissés lorsqu’il glisse son bras sur la peau pâle d’Aldéïs. Ses paupières se lèvent et ses yeux peuvent admirer la jeune femme. Il sourit et écarte du doigt une mèche qui barre son front. L’attention la réveille à moitié et elle articule avec sa voix du matin : « Bonjour mon cœur ».  Comme à son habitude, elle vient se coller dans ses bras, les yeux encore fermés et le cerveau somnolant. Affectueusement, il glisse sa main dans sa longue chevelure quand bien même elle lui a chatouillé le nez toute la nuit durant. Aldéïs se réveille doucement, embrassant chaque carré de peau qui lui passe sous les lèvres (ce qui dit comme ça est mignon mais légèrement agaçant à la longue lorsque il est sept heure et qu’elle est la seule à devoir se lever). Une sorte de grognement interrogatif lui échappe, une seconde se passe avant qu’elle ne se redresse brusquement.

–         Je savais bien que ce n’était pas l’odeur de Borel !

Orion éclate de rire, il est habitué aux phrases sans aucun sens qu’Aldéïs peut proférer au réveil. Sa spécialité cependant reste de raconter ses rêves sans queue ni tête avant de les oublier la seconde d’après.

–         De quoi as-tu rêvé mon cœur ? interroge-t-il, qui était ce Borel ?

–         Qu’est ce que je fais là ? Où sont mes vêtements ?

–         Hé calme toi, tu es à l’appart, tout va bien.

–         Non non non, répète Aldéïs totalement affolée, faut que j’y aille.

La jeune femme se lève puis commence à récupérer précipitamment ses affaires avant de se retrouver vers Orion :

–         Regarde ailleurs !

–         Excuse moi mais après la nuit qu’on vient de passer je m’attendais à avoir le droit de te voir nue. J’ai eu le temps de t’apprendre par cœur ces derniers mois…

–         La nuit qu’on…  bref, je ne veux rien savoir à part où est mon pull ?

–         Quel pull ?

–         Je sors rarement sans pull en plein mois de février.

–         On est en août chérie.

Aldéïs a d’abord envie de rire, puis une sensation de malaise la prend. Ses yeux se posent sur le lit une place dans lequel elle a effectivement passé de nombreuses nuits auprès d’Orion, pourtant ce lit a été changé il y a des mois. Et la lampe. Et où est passé l’étagère ? La commode ? Les vêtements sont encore entassés dans des sacs. Alors est-ce que … ? Elle se précipite à la fenêtre et tend son corps à l’extérieur. Le soleil chauffe immédiatement sa peau, le ciel bleu agresse ses pupilles habituées à l’obscurité et la chaleur étouffante l’étreint. Désemparée, elle se laisse glisser contre le mur et jette un regard embué à Orion qui se précipite vers elle.

–         Hé tu pleures ? Pourquoi ? Qu’est ce qu’il se passe ? Je ne t’ai jamais vu pleurer.

–         Attends trois mois mon chat et crois moi tu ne seras pas déçu du voyage.

–         Je ne comprends rien Aldé, explique moi.

–         Tu ne comprendras rien même si je t’explique.

–         Tu me crois stupide ? demande Orion l’air renfrogné

–         Mais non ce n’est pas ça mais… okay je me lance, fais pas cette tête. Quand je me suis endormie on était en février, soit dans six mois. Tu es avec une certaine Olympe et moi avec Borel. Autrement dit je n’ai rien à foutre dans ton lit.

Un silence a le temps de s’installer avant qu’Orion trouve ses mots :

–         Dans six mois on est plus ensemble ? C’est impossible, on est trop bien ensemble.

–         Alors tu vois ça me rassure que tu dises ça, ça veut quand même dire qu’à un moment tu y as cru et je trouve ça plutôt… enfin c’est bien. Et à vrai dire, on se sépare dans trois mois.

–         Et pourquoi tu me quittes ?

Deuxième lourd silence. Aldéïs semble changer de couleur, passer du blanc cassé au cramoisie, avec une légère touche de vert. Sans même avoir prévenu, elle lui met une énorme gifle.

–         Hé mais ça va pas ?! Pourquoi tu as fait ça ?

–         Parce que c’est toi qui va me quitter, et au moins comme ça tu auras une raison valable !

–         Tu avais raison : je ne comprends rien.

 

 

–         Aldé, arrête de pleurer, s’il te plait…

–         Je viens d’apprendre que je me suis faite larguée il y a trois mois et que tu en avais tellement rien à foutre de moi que tu t’en es retrouvé une autre en trois secondes et demi, alors je trouve que j’ai de sacrées bonnes raisons de pleurer ! Et en plus on est en février et j’ai loupé Noël…

–         Figure toi que –tiens prends un autre mouchoir- c’est toi qui t’es retrouvée quelqu’un en premier.

–         Impossible, articule Aldéïs en entreprenant d’essuyer les rigoles de mascara imprimées sur ses joues.

–         Et si, et tu avais même l’air très heureuse la dernière fois que je t’ai croisé.

La jeune femme pose un œil dubitatif sur Orion. Elle se demande comment tout ça a pu arriver. Est-elle victime d’une amnésie subite ? Si c’est le cas, ça n’explique pas ce qu’elle fait dans le lit de son ex. « Ex », à cette pensée ses larmes redoublent. Après quelques minutes de sanglots désordonnés, elle arrive de nouveau à parler :

–         C’était quand la dernière fois que tu m’avais vu ?

–         Il y a trois semaines.

–         Et en plus on ne se voit plus !

Alors qu’Aldéïs se remet à pleurer plus belle, le pauvre Orion dépassé par ce torrent de larme, pose des mouchoirs sur ses joues pour endiguer l’inondation lacrymale.

–         Tu sais Aldé, je pense qu’on devrait rendre visite à Borel. Il pourrait peut être te faire retrouver la mémoire.

–         Qu’est ce qui te dit que j’ai perdu la mémoire ?

–         Tu te réveilles persuadée d’être six mois en arrière, je trouve ça logique comme explication. Que veux tu que ce soit ?

–         Je ne sais pas une sorte de connerie spatio-temporelle. Ca se trouve on nous a donné une deuxième chance. Une occasion de recommencer les choses comme il faut tu vois ? Parce qu’on est fait pour être ensemble je crois.

–         Je ne t’ai pas déjà dit que tu as un copain ?

–         Okay okay ça va, allons voir ce Borel, voir si quelque chose me revient.

 

 

 

En se massant la joue, Orion fixe Aldéïs faisant les cent pas dans le salon.

–         Tu as de la force en fait.

–         Uniquement quand on a piétiné mon cœur au préalable.

–         Techniquement moi je n’ai rien fait, souligne Orion avec un air buté.

–         Pratiquement ça ne change rien pour moi. Il faut que je retrouve Borel.

–         Tu sais que si tu as vraiment fait une espèce de bond temporel comme tu as l’air de le croire, ton Borel tu ne sors pas encore avec.

–         On verra bien.

Le silence s’installe ainsi qu’une boule dans la gorge d’Orion. Pourquoi l’aurait-il quitté dans trois mois ? C’est insensé, Aldéïs est son rayon de soleil, celle qui le fait rire, qui a rajouté des couleurs à son monde trop gris et occupe ses nuits avec douceur, amour et passion. Il n’arrive pas à y croire et le pire de tout c’est son regard quand elle le fixe. Dans ses pupilles éraillées, la tendresse a cédé la place à une rancœur sourde dans laquelle se dilue un amour résiduel. Maintenant qu’il la détaille bien, elle semble avoir pris deux ans. Son visage est plus fin, sous ses yeux jadis pétillants, les cernes soulignent à grands renforts de tons violacés la tristesse latente de son regard. Son corps qu’il avait connu enrobé de chairs tendres et douces semble pointer vers lui les os saillants de ses hanches et clavicules comme autant de reproches. S’il pouvait il s’en mordrait le cœur.

–         Tu viens avec moi ?

La question d’Aldéïs coupe court à ses pensées. Orion articule difficilement :

–         Oui bien sur.

–         Cool. Allez en route mon mignon !

–         Mon mignon ? répète Orion incrédule.

 

Une fois en haut des escaliers, Aldéïs s’accroche au bras d’Orion.

–         Tu ne le laisses pas m’embrasser hein ?

–         Ca va lui faire un choc au Borel si tu commences comme ça.

–         Je ne veux que toi.

Orion lâche un soupire rieur avant de marmonner :

–         Je suis certain qu’il va en être ravi…

Il enfonce ensuite son doigt contre la sonnette et durant la minute qui s’écoule Aldéïs prendrait bien quelques secondes pour courir après son cœur qui dévale déjà les escaliers. Elle connait Borel, un ami d’amis. Ils se sont déjà vu à plusieurs reprises mais à chaque fois l’un des deux, voir les deux, étaient en couple aussi il ne s’était rien passé. Sans lui laisser le temps de dérouler entièrement le fil de ses pensées, Borel ouvre la porte. En l’apercevant il vient tout de suite la serrer dans ses bras et lui recouvrir le front de baisers.

–         Où étais-tu passée cette nuit ? J’étais fou d’inquiétude.

Passé l’effervescence des retrouvailles, son regard se porte sur l’accompagnateur de sa belle. Les dents serrées, il le salue avec toute la courtoisie dont il est capable face à l’ex de sa copine :

–         Orion.

–         Borel, répond ce dernier avec le même ton glacial recouvert de miel acide.

–         Vous étiez ensemble cette nuit ?

–         Non on s’est croisé tout à l’heure, le rassure Orion.

–         Bien. Tu peux nous laisser.

–         Elle n’a pas l’air dans son assiette aujourd’hui peut être que…

–         Tu peux nous laisser, répète Borel en détachant bien ses mots.

Orion amorce un mouvement pour se diriger vers les escaliers quand soudainement Aldéïs prend la parole :

–         En fait on a passé la nuit ensemble. Ca a été torride, sur le plan de travail, dans le canapé, au lit évidemment, en levrette dans la douche, je te jure j’en ai encore des courbatures tellement il m’a fait l’amour.

Ni Borel ni Orion n’arrivent à répondre, tous les deux trop ébahis de la déclaration. Aldéïs profite du silence pour en rajouter une couche :

–         Faut pas que tu m’en veuilles hein Borel, mais j’y peux rien : quand il est là je ne peux qu’enlever mes vêtements c’est compulsif.

–         Aldéïs qu’est ce tu racontes ? interroge le pauvre homme.

–         Mon moment préféré c’est quand je me suis empalée sur sa…

–         Okay Aldé je crois qu’on a compris, coupa Orion

Un regard à Borel blanc comme linge lui suffit pour prendre sa décision. Il saisit Aldéïs par les hanches et la chargea tel un sac à patate sur son dos.

–         A la prochaine mec, dit-il avant de dévaler les escaliers en courant sans attendre de réponse.

Une fois dehors il la dépose sur le sol et prend son visage entre ses mains :

–         Tu peux me dire ce qu’il t’a pris ? En plus il ne s’est rien passé de tout ça !

–         Je ne veux pas rester avec Borel ! Je ne veux pas de lui, ni de ses étreintes, ni de ses baisers ! Ca me répugne, je t’aime toi et que toi, t’as pas le droit de me refourguer à un autre !

–         Tu sais que tu viens de massacrer le cœur de Borel.

–         Ca arrive à tout le monde et tu es bien placé pour le savoir ! Je t’en supplie Orion… laisse moi rester avec toi.

 

Une fois en haut des escaliers, Aldéïs s’accroche au bras d’Orion.

–         Comment ça va se passer ? Qu’est ce que je dois dire ?

–         Quelque chose comme « au temps pour moi je me suis trompée de porte, je vais rentrer tranquillement à l’appart avec mon copain qui s’appelle Orion et qui est juste à côté de moi » ?

–         J’avais oublié à quel point tu avais de l’humour.

Sans attendre, Aldéïs frappa trois coups secs contre la porte qui ne s’ouvrit qu’au bout d’une longue minute. Borel fit son apparition et un large sourire se peint sur son visage lorsqu’il vit le binôme :

–         Aldé ! Orion ! Quelle bonne surprise, entrez entrez !

D’abord ravie, Aldéïs déchante bien vite. Le couloir est vide de leurs souvenirs, les photos du week-end à Londres ont disparu, et pire que tout, la garce blonde qui lui sert d’ex a encore son portrait d’affiché sur la commode. Un doute la saisit, munie de la photo elle interroge Borel :

–         Qui est-ce ?

–         Ma copine.

–         Ah. Chouette, articule-t-elle avant d’aller reposer la photo à sa place. Salope, souffla-t-elle en guise d’adieu à l’image sur papier glacé.

–         J’ai une bouteille de blanc au frais justement et je sais que ma petite Aldé ne résiste jamais à un bon blanc. Orion ça t’ira ou tu veux autre chose ?

« Te mettre mon poing dans la gueule me suffira » pense-t-il avant de répondre avec le sourire :

–         Non le blanc sera parfait, merci.

Aldéïs était en train de se demander comme elle allait faire pour évincer la copine et récupérer Borel quand la voix d’Orion lui parvint aux oreilles :

–         Tu viens t’asseoir près de moi… mon amour ?

–         Mon a-quoi ?

–         Mon amour, ma belle, mon bébé, ma…

–         Okay c’est bon merci, j’arrive.

La jeune fille s’assied et se met à ruminer, la situation devient vraiment compliquée et si Orion en prime lui met des bâtons dans les roues, elle n’est pas prête de récupérer Borel. Soudain toutes les séries de science-fiction qu’elle a pu voir lui revienne en tête. Si elle a vraiment fait un bond dans le temps, tenter de se mettre avec Borel six mois en avance foutrait totalement en l’air sa ligne temporelle. Ce qui voudrait dire que la seule façon de pouvoir retrouver son homme rapidement est de trouver un moyen de revenir à son époque. D’ailleurs, son Borel de là-bas doit être mort d’inquiétude suite à sa disparition, il faut vite qu’elle le retrouve. En fait, ce qu’il lui faudrait c’est…

–         Excusez-moi les gars, mais est-ce qu’un de vous deux sait où je peux trouver un TARDIS ?

 

 

Comments
3 Responses to “Orion et Aldéïs”
  1. jenepy dit :

    Lu d’une traite ! Et apprécié dans la foulé. Très joli paradoxe. Continue !

  2. cyrius300 dit :

    En somme, chaque décision prise, entraine irremédiablement des conséquences désastreuses; que ce soit pour l’un ou pour l’autre… « L’effet papillon. »
    Malheureusement, et dans l’optique d’un choix concernant une autre direction engagée à la croisée de notre chemin de vie, il nous est impossible d’évaluer ce qu’aurait pu être cette autre destinée. Il nous reste alors qu’en assumer nos responsabilités.
    J’aime beaucoup cette histoire de monde parallèle Virginie. Tu as une belle imagination très féconde. Bravo.

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