Alice goes to Neverland

Pardon d’avance pour toutes les coquilles présentes dans ce texte, mais il est trop long pour que j’ai le courage de le relire maintenant. Mea Culpa

Dans son petit tailleur gris souris Mademoiselle Tessa battait le linoléum à grand coup d’escarpins. Elle était jeune et tout le monde s’accordait à dire qu’elle était jolie même avec son chignon strict qui lui entravait la chevelure et accentuait son air sévère. Derrière elle trottinait timidement Alice. Tout aussi blonde que la jeune femme qui la précédait, elle arborait à l’inverse les cheveux en bataille. Elles ne devaient avoir que quelques années d’écart pourtant il aurait semblé que Mademoiselle T. était son ainé d’au moins dix ans. Cette impression était du à leurs regards, Alice avait les yeux encore neufs et l’âme légère tandis que son accompagnatrice avait à coup sûr déjà vu des choses qui éraillent à jamais les pupilles, et ne parlons pas de ses actes potentiels.

Une fois le binôme arrivé au bout du couloir, le gorille posté près de la grande porte métallique adressa un signe de tête à Mademoiselle T. avant de se glisser sur le côté afin de laisser l’appareil de reconnaissance oculaire scanner les yeux de faucon de la femme. Une voix robotique déclara sur un ton monocorde : « Identification en cours… Identifié : Mademoiselle Tessa, Accréditation 4, Accès autorisé ». Au grand étonnement d’Alice, Mademoiselle T. se mit à faire la conversation avec la voix :

– Bonjour Nicolas.

– Bonjour Mademoiselle Tessa.

– Je suis avec la nouvelle recrue, peux-tu lui créer un accès temporaire ?

– Envoie de la requête… Attente de la réponse… Requête acceptée. Chargement en cours.

Alice pencha la tête pour mieux voir le carré translucide incrusté dans le mur au sein duquel un filet de lumière dansait au rythme de la voix de « Nicolas ». Elle trouva également bien étrange que l’on donne des noms humains à des robots mais se garda bien de faire un commentaire. La tirant de ses rêveries la voix annonça :

– Accès temporaire activé. Titulaire : Alice Syllange, Accréditation 0. Numéro d’invité : 1337.

– Bien Alice, commença Mademoiselle T. en se tournant vers la jeune fille, bienvenue chez nous ! Je suis chargée de te faire visiter nos locaux et de t’expliquer comment marche notre entreprise si essentiel à la protection des citoyens et au respect de l’ordre.

Elle avait bien une tête à aimer l’ordre, se dit Alice pour elle-même. Son interlocutrice reprit :

– Nous allons commencer par les bureaux des Ombres.

– Le bureau des ombres ?

– Ca fait très science-fiction mais on les appelle comme ça parce qu’ils vous suivent comme des ombres. Ce sont eux qui écoutent au hasard les lignes téléphoniques, qui visionnent en temps réel ce que les caméras publics (et privé aussi en fait) filment et ce que les micros enregistrent.

Alice se serait attendue à quelque chose avec un peu plus de prestance au vu du nom, mais les bureaux qu’on lui présenta n’étaient que de vulgaires successions d’open-space. Ce qu’elle ne savait pas encore c’est que durant l’heure suivante, Mademoiselle T. ne la trainerait que dans des endroits à ennui égal. Cependant, alors que Alice commençait à envisager de passer par la fenêtre pour s’en sortir, sa tutrice d’un jour se retourna vers elle puis planta son regard dans le sien.

– Nous sommes devant la porte des Spécials. Ce sont des Quartiers extrêmement privés que très peu de gens peuvent voir. D’ordinaire aucune nouvelle recrue n’est autorisée à venir ici mais forcément lorsqu’on est « fille de » ça facilite les choses. Ta mère t’attend.

Si elle savait comme elle s’en serait passé de sa mère pour son premier emploi. Elle quitte enfin la maison familiale et voilà que sa mère est sur son lieu de travail. Et qu’elle veut lui faire un coucou. Soupirant, Alice franchit la porte après qu’elle se soit ouverte grâce au scanner rétinien concluant de Mademoiselle T. Les locaux changeaient du tout au tout une fois arrivé ici.

– Alice !

La voix tranchante de sa mère vint directement agresser les tympans de l’intéressée. Avant même de l’embrasser elle prit le temps d’essayer d’arranger les cheveux de sa fille et de lui faire un reproche :

– Tu aurais pu prendre le temps de te coiffer tout de même.

Mademoiselle T. pouffa et Alice crut mourir de honte sur place. Avant qu’elle ne puisse répondre quoi que ce soit son oeil s’accrocha sur les gigantesques écrans qui tapissaient le mur. Des visages se succédaient, prenant la forme d’un classement. Elle reconnut les numéros 1, 2, et 4 pour les avoir déjà vu aux informations, les autres cependant lui étaient inconnus. Sa mère lui annonça toute rieuse :

– Bienvenue dans mon monde ! puis elle reprit sur un ton plus sombre, les affichages que tu peux voir sont là pour que nous ne perdions jamais de vue notre objectif : débarrasser la terre de la vermine qui hante nos rues.

– Pourquoi est ce qu’il y a plusieurs classements ? Je croyais que seuls les Monstres étaient nos ennemis ?

– Le premier est effectivement celui des Monstres, comme tu peux le voir c’est Aléa qui est recherchée le plus activement. Tu la connais non ? Son visage passe souvent aux infos.

Qui ne connaissait pas Aléa ? Elle était à l’origine de tant de destructions et de massacres que les vieilles nourrices menaçaient de l’appeler à la place du Croc-Mitaine lorsque les enfants refusaient de dormir. Aléa de l’Embelli était née à ce qu’on disait dans les quartiers riches de Silver Town, on la décrivait comme étant une jeune fille capricieuse et exigeante, dépourvue de tout altruisme, incapable de sentiments et fondamentalement mauvaise. Après s’est acoquinée avec une bande de scientifique renégat elle les utilisa pour obtenir ses pouvoirs et semer le chaos dans la ville. Son premier méfait, qui marqua le début de sa légende, fut la désintégration pure et simple du complexe de Santé Public. Aléa de l’Embelli avait donc été renommé par les médias la Maîtresse des Monstres et elle était recherchée, morte ou vive. Son visage cependant ne manqua pas d’obnubiler Alice. Ses longs cheveux argentés et ses yeux violets n’avaient rien d’humains, sa beauté était dérangeante : tous dans ses traits fins et bien dessinés auraient dû la rendre belle, pourtant la jeune fille la trouva hideuse. Une sale créature qui a tourné le dos à la race humaine pour se perdre dans le vice, la destruction et le meurtre ne pouvait pas être belle. En revanche, l’homme qui était également premier de son classement sur l’écran de droite était particulièrement charmant malgré la moue renfrognée qu’il affichait sur sa photo. Alice put, malgré elle, apprécier sa peau légèrement halée mettant en valeur ses yeux verts. Pas besoin de le voir pour savoir que son sourire avait de quoi faire pâlir les anges. Elle aurait voulu ouvrir la bouche pour demander qui cet homme pouvait bien être, mais son regard avait été tellement insistant que sa mère put anticiper sa question :

– L’homme sans nom ! Cet écran est celui des protégés. Les Monstres comme Aléa sont trop puissants pour que nous puissions les attaquer de front, aussi nous avons établis un classement des humains ou petits monstres les mieux protégés.

Sur cette écran se trouvait en majorité des enfants, mais aussi des femmes. L’homme sans nom était le seul adulte masculin, à l’exception peut être d’un garçon qui semblait avoir quinze ans.

– Cet homme est la clef de la destruction de la Maitresse des Monstres. Personne ne sait pourquoi elle le protège si bien, surement parce qu’il est la pierre angulaire d’un de ses projets machiavéliques.

– Ca se trouve, proposa Alice, ils sont amoureux.

Un silence prit d’abord place avant que Mademoiselle T. ne se mette encore une fois à glousser. Sa mère, elle, rit carrément à gorge déployé.

– En s’attaquant aux complexes médicaux Aléa a condamné des milliers de gens, des hommes, des femmes et des enfants. Alors très honnêtement, permet moi de douter qu’elle soit capable d’aimer qui que ce soit. On dit même qu’elle a demandé aux puissances sombres d’ôter son coeur de sa poitrine pour pouvoir accomplir ses affreux desseins sans trembler. En conclusion l’Homme Sans Nom est un instrument, reste à savoir qui va l’utiliser, car il entrainera inévitablement le trépas du camp adverse.

La voix robotique de Nicolas s’éleva soudainement dans les airs :

 » Alice Syllange, numéro d’invité : 1337, est convoquée à l’étage 42″.

Sa mère se mordit la lèvre avant de recouvrer son sourire de façade qui ne faisait pas vrai pour deux sous. « Je t’accompagne » annonça Mademoiselle T. Après lui avoir laisser une demi seconde pour dire au revoir à sa mère, sa guide la poussa vers un ascenseur. Là encore Nicolas se manifesta :

– Identification en cours… Identifié : Mademoiselle Tessa, Accréditation 4, Accès autorisé. Quel étage ?

– Étage 42.

– Bien Mademoiselle.

– Merci Nicolas.

Lorsque les portes s’ouvrirent de nouveau, un long couloir tapissé de moquette verte pomme apparut devant les deux jeunes femmes. De part et d’autre, séparés d’un mètre chacun (au millimètre près) des pots de plantes en plastiques tentaient de rendre l’endroit vivant. Mademoiselle T. accompagna Alice jusqu’à une porte, frappa trois fois puis la planta là comme une potiche sans dire un mot. Elle disparut dans l’ascenseur avant que la jeune fille n’ait pu dire quoi que ce soit. La porte s’ouvrit et laissa apparaître un grand homme d’une petite cinquantaine d’année. Lorsqu’il la vit un sourire avenant sur peignit sur son visage.

– Alice Syllange ! Quel bonheur de faire votre connaissance, votre mère m’avait prévenu de votre arrivée dans notre entreprise dès aujourd’hui. Je suis ravi que vous ayez à cœur la protection des citoyens au même titre que votre mère. Entrez donc, je vous en prie.

L’homme s’écarta de l’encadrement de la porte afin de la laisser entrer non sans lui avoir broyé les phalanges dans une poignée de main trop énergique au préalable. Il la fit asseoir sur un fauteuil en cuir si confortable qu’Alice se dit que rien au monde ne pourrait la faire sortir d’ici. La pièce était richement décoré, le bureau en orme réchauffait la pièce grâce à sa couleur clair et ses dorures, tandis que les larges fenêtres invitaient la lumière à se refléter dans les bibelots en or. L’homme s’assit en face de la jeune fille et entama :

– On m’appelle Stratos le Gardien. Puis-je vous tutoyer ?, sans attendre de réponse il enchaina, ta mère m’a longuement fait tes éloges. Tu as fait l’académie de combat de Muraille-Vive et es sorti première de ta promotion c’est bien ça ? Tu sais que Muraille-Vive est l’école la plus réputée que nous possédons ? Nos grands chefs militaires en sont tous sortis. Mais je suis étonné, qu’est ce qui a pu décider une enfant de cinq ans à embrasser une carrière d’homme ?

– Une mère abusive.

Le Gardien se gratta la gorge, feignant de n’avoir rien entendu avant de reprendre.

– Tes résultats te promettent une carrière exemplaire, d’autant que tu es la première femme à sortir major de Muraille-Vive. Aussi nous avons déjà une mission pour toi, une mission qui t’ouvrira les portes de la gloire éternelle. Tu seras notre plus jeune héroïne.

« Notre plus jeune héroïne », une promesse trop grande qui sonne trop faux. Alice n’y croit pas, il y a anguille sous roche.

– Qu’est ce que vous attendez de moi ?

– Capturez l’Homme Sans Nom.

Alice voulut déglutir pour pouvoir crier, mais elle s’étouffa avec son étonnement et sa salive. Le Gardien en profita pour tenter d’apaiser l’annonce qu’il venait de faire.

– Tu n’as fait encore aucune mission, personne ne connait ton visage dans le camp des Monstres. C’est l’avantage qu’il manque à tout nos hommes. D’autant que le fait que tu sois une femme renforcera ta couverture.

– Ma mère m’a parlé de l’Homme Sans Nom, il est protégé par la Maitresse des Monstres, je vais me faire tailler en pièce et vous le savez !

D’un coup, tout sourire s’effaça du visage du Gardien. Comme si un nuage passait devant les fenêtres, le bureau aux lumières d’or s’assombrit d’un coup.

– Refuser un ordre martial est passible de mort.

Alice crut soudain entrevoir une échappatoire. Techniquement, bien qu’elle soit diplômée, elle n’avait pas encore une semaine de travail révolue donc était toujours sous la tutelle de sa mère. Or dans un contexte de paix, avant de l’envoyer au combat il devait avoir l’accord de cette dernière. Alice se sentit déjà victorieuse en annonçant l’aboutissement de ses pensées :

– Il vous faut l’accord de ma mère.

– Je sais bien, Mademoiselle Syllange, ne vous en faites pas, votre mère a signé toutes les décharges depuis plusieurs jours, c’est même elle qui vous a recommandé. Vous pouvez sauter sur une mine dès à présent, personne ne sera inquiété.

Soudainement il était repassé au vouvoiement et avait abandonné l’usage de son prénom, il ne tentait plus de paraitre son ami pour l’amadouer ayant compris que ça ne marcherait pas. Il reprit d’une voix douce et mielleuse :

– En somme, Mademoiselle Syllange, nous avons toutes les autorisations nécessaires pour vous tailler en pièce nous même.

Un grand sourire s’étala sur son visage, c’était le plus carnassier qu’Alice n’ait jamais vu et un frisson lui parcourut rapidement l’échine.

– Je crois que je vais tenter ma chance alors, articula la jeune femme.

Le nuage sembla disparaitre, la lumière baigna de nouveau la pièce et le Gardien se leva de sa chaise tout sourire.

– Alice je suis ravie que tu acceptes notre proposition. C’est très important pour moi d’avoir un élément si prometteur dans mon équipe. Demande à Nicolas de te conduire aux laboratoires, on ne part pas sauver le monde en jean jeune fille !

Mortifiée par la joie soudaine et l’entrain qu’il mettait à l’envoyer à la mort, Alice ne put rien faire d’autre que d’attraper le bras qu’il lui tendait pour la raccompagner à la porte. Il la poussa pratiquement dans le couloir avant de refermer la porte. La jeune fille sentit sa gorge se serrer, elle n’était pas du genre à pleurer mais vu qu’elle allait mourir elle pouvait bien se le permettre. Elle commença à sangloter quand la voix de Nicolas sortie de nul part :

– Allons Alice ne pleurez pas.

– Ma propre mère m’a envoyé me faire découper en tranches. En plus je te parie qu’il va falloir que je la remercie de l’honneur. J’ai donc perdu ma génitrice et mon espérance de vie vient d’être réduite de façon drastique, tout ça dans le même quart d’heure alors je pense que j’ai le droit de chialer si je veux.

– Nous vous en faites pas, notre équipe va vous aider.

– En me poussant directement par la fenêtre pour m’épargner les futurs souffrances à venir ?

– Prenez l’ascenseur Alice, je vais vous conduire à eux. …  Et ils sont en sous-sol, donc vous ne risquez rien.

La jeune fille soupira et s’engouffra dans l’ascenseur. Une petite trappe s’ouvrit et un bras mécanique vint lui tendre un mouchoir. Bien qu’étonnée, elle ne mit pas longtemps à comprendre de qui était le présent.

– Merci Nicolas.

En arrivant au sous-sol Alice n’en crut pas ses yeux, c’était un atelier géant, regorgeant de milles gadgets. Mais ce qui lui donnait cet air aussi ébahi c’était les murs remplis intégralement d’armes : couteaux, armes à feu diverses, marteaux de guerre, et même…

– Est-ce que c’est … ?

– Un bazooka, ouais, toujours utile contre ces saletés de monstres !

Le type qui venait de parler ne devait pas encore avoir atteint la trentaine, il lui tendit la main :

– Je m’appelle Jared.

Elle glissa sa petite main au creux de la sienne et répondit à son tour :

– Alice.

– Alice Syllange ? On a plein de cadeaux pour toi ! Lilas ! Géo ! Alice est arrivée !

Un binôme débarqua : assise sur une chaise à roulette, la fille devait être Lilas, ses cheveux bruns et courts volaient avec la vitesse que lui donnait Géo, un grand gringalet, en la poussant. Ils hurlaient encore de rire en s’arrêtant près d’Alice. Lilas bondit sur le sol et perdit de sa joie de vivre en la regardant.

– Oh tu es si jeune…

Géo lui mit un coup de coude en lui murmurant :

– N’en rajoute pas, il reprit à voix haute, elle c’est Lilas et moi Géo, nous avons ton armure et tes armes. Ainsi que ta nouvelle identité, prête ?

Alice tenta de sourire mais elle ne parvint qu’à produire un rictus peu amical. Elle abandonna sa tentative d’air jovial pour répondre dans un soupir résigné :

– Puisque j’ai le choix.

Ils escortèrent tous les trois Alice vers une large armoire en fer.

– D’abord on va s’occuper de ton look, annonça Lilas.

Elle ouvrit l’armoire elle et en sortie une belle robe bleu pâle, agrémentée de dentelle blanche qui dépassait de la jupe. Elles disparurent derrière un paravent pour se dérober au regard des hommes. Lilas l’aida à enfiler sa robe dont le corset était étrangement rigide (en plus qui portait encore un corset de nos jours ?).

– Ton corset est en fait une armure, tu peux le rétracter pour plus d’aisance en tirant sur le nœud de ta ceinture. Tu vois ? Ce sont des lamelles, ça se déploie ou se replie comme un éventail !

En effet, la robe comprenait également une ceinture en soie qui se nouait dans le dos. Lilas déposa un petit serre-tête noir avec un autre joli nœud sur la tête d’Alice après avoir pris soin de brosser ses longs cheveux. Elle lui fit chausser deux adorables petites chaussures à bouts ronds, noires et tellement bien lustrées qu’elles étincelaient malgré leur couleur ébène. Lorsqu’elle sortit de derrière le paravent, les garçons entreprirent de lui montrer tous les endroits de sa robe servant à cacher des armes. C’est à dire chaque centimètres carrés. Ils lui remirent également ses nouveaux papiers. Géo lui sourit en lui tendant sa nouvelle carte d’identification :

– Dorénavant tu seras Alice Liddel.

Sans plus de description sur sa nouvelle identité, ils l’amenèrent devant une énorme porte. Lilas passa le scanner rétinien et la porte s’ouvrit. Des armes, partout. Des rangés entières et débordantes, bien plus que dans la pièce précédente quant bien même les murs en étaient couvert. Géo désigna la salle d’un mouvement de bras et lui dit en souriant :

– Bienvenue au Pays des Merveilles, Alice Liddel.

Comments
One Response to “Alice goes to Neverland”
  1. cyrius300 dit :

    Génial! C’est Alice aux pays des merveilles, version hard-core. A quand la suite?

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