Delirium

Désolé je crois que je me suis un peu emballée sur la longueur. Bon courage !

Le froid mordant assaillit la peau de Fragile, puis un long grognement lui fit dresser d’échine. Probablement un animal sauvage. Avec un mélange de peur et d’excitation, la femme aux jambes rubans comprit qu’elle venait tout juste d’atterrir dans les Montagnes de Glace. Devant elle s’étendait une mer houleuse et enragée de pics gelés. Leurs cimes pouvaient parfois taquiner les nuages. Mais ce qui se trouvait derrière était plus inquiétant, bien que tout aussi majestueux. Une forêt de pins enneigés tellement immense et persévérante qu’elle se lançait même à l’assaut des flancs des falaises. Le vent charriait d’épais flocons qui se mirent à fondre au contact de Fragile. Elle se demanda combien de temps encore sa peau serait assez chaude pour perdurer ce miracle. Il lui fallait avancer, au moins pour se réchauffer, même si elle n’avait aucune idée de la destination ou de la direction. « Roman va venir me chercher » se persuade-t-elle. Les rubans et la neige ne font pas bons ménages, et Fragile qui d’ordinaire a déjà tant de mal à marcher lutta à chaque pas pour ne pas s’effondrer. Dès qu’elle le put elle s’agrippa à des arbres pour faciliter ses déplacements. Peut être avança-t-elle une heure, une journée, ou un demi-siècle. Dans ce paysage sans âmes et sans temps, il était bien difficile de déterminer des durées. Lorsqu’auparavant elle s’imaginait visiter les Montagnes de Glace, elle se voyait plutôt assise dans la roulotte, ballottée avec douceur et blottie dans une épaisse couverture.

Soudain un grognement plus proche que les autres la fit sursauter. La femme aux jambes rubans se retourna avec le plus de lenteur possible. Ou pour ne pas exciter davantage la bête se trouvant dans son dos, ou pour retarder au maximum le moment où elle découvrirait le prédateur dont le regard carnassier lui brûlait d’ores et déjà les omoplates. Elle s’attendait à tout, sauf à ce qu’elle découvrit. C’était un ours. Non un tigre. Toujours est-il que la bête était massive, avec une truffe d’ours et un pelage de tigre, alternant le noir et le blanc. En toute objectivité c’était un animal magnifique, mais les deux crocs d’une incroyable proéminence dépassant de sa gueule empêchèrent Fragile d’apprécier la beauté du moment. Lorsque la bête se mit en mouvement, d’une manière rapide et gracieuse, tout espoir de survie abandonna la femme aux jambes rubans. Elle allait finir en pâté pour tigrours à coup sur ! Alors qu’elle s’apprêtait à pousser son dernier cri, l’hybride la plaqua au sol, et le hurlement se perdit dans sa gorge. Elle aurait bien aimé avoir un dieu à prier mais se contenta de se répéter en boucle dans sa tête en s’adressant à la planète entière : « Aidez-moi ! ». Puis elle s’apprêta à fermer les yeux pour ne plus voir la mâchoire puissante de l’animal se rapprocher avec une lenteur sadique de sa jugulaire. C’est alors qu’elle la vit pour la première fois. La lueur : un feu follet émergeant de la forêt qui se mit tourner à une vitesse folle autour du prédateur.  L’amas sombre d’arbres laissa encore jaillir une dizaine de lueurs de ses entrailles, qui fondirent d’un seul mouvement sur la bête, prêtant main forte à la première d’entre elle. Le Tigrours (puisqu’il faut lui donner un nom) se mit à feuler puis entreprit de reculer, libérant Fragile, avant de s’enfuir. Les lueurs disparurent d’un coup dans la forêt sauf une. Bien qu’elles soient pratiquement toutes semblables, la femme aux jambes rubans était certaine que c’était la première des lueurs. Elle tenta sa chance et s’adressa à elle :

–         Je ne sais pas si tu peux me comprendre, mais il faut que tu m’aides. S’il te plait.

Tout en disant ces moments elle tenta de se redresser mais son bras se met à la lancer furieusement. Baissant les yeux vers la source de la douleur, elle découvrit son avant-bras barré de trois profondes traces de griffes. Dans la panique elle n’avait rien senti. Ebahie, elle regarda sans rien faire son sang colorer la neige en rouge. Sa vision se brouilla un temps puis redevint nette pour voir la lueur s’éloigner légèrement.

–         Hé attends-moi ! Ne me laisse pas ! lui cria Fragile

Elle entreprit de se relever. Son corps engourdi par la neige ne lui facilitait pas la tâche pourtant elle réussit à se mettre sur ses jambes-rubans et commença à suivre avec peine la lueur. Après ses souvenirs restent aussi flous que sa vision du moment.

Lorsque ses paupières s’ouvrirent, elle se découvrit allonger sur du marbre glacé. Après s’être frottée les yeux (et avoir constaté que ses cils étaient soudés par la glace entre eux), elle balaya du regard ce qui l’entourait et découvrit avec bonheur qu’elle se trouvait sur le perron du château du Prince des Glaces. A côté d’elle la lueur semblait attendre quelque chose. Fragile se demanda « comment peut-on remercier les lumières » ? Elle ne sut qu’articuler un « merci » à peine audible. Mais visiblement ce n’était pas ça que la lueur attendait en dansant sur elle-même. La lourde porte se mit en mouvement accompagnée d’un concert de craquements. Le Prince des Glaces apparut dans l’encadrement et, ou Fragile avait perdu trop de sang, ou cet homme était réellement le plus beau qu’elle n’avait jamais vu. Il avait un côté totalement intemporel. Il ne sembla pas la voir tout de suite, toute son attention était absorbée par le feu follet qui, si Fragile n’hallucinait pas, venait de croître en luminosité. Un long silence s’installa. Le silence le plus éloquent du monde. Puis le prince baissa enfin les yeux vers elle. Sans un mot, il la prit délicatement dans ses bras, prenant garde à ne pas heurter son bras blessé puis entreprit de rentrer dans le château. Mais avant de fermer la porte, il marqua un moment d’hésitation, gorgea son regard de la lumière de son feu follet puis disparut derrière le lourd battant.

Fragile qui était si impatiente de rencontrer le prince (bien qu’elle n’avait jamais imaginé que ça se ferait dans de telles conditions) fut bien déçue. C’était un homme peu loquace, qui semblait ruminer constamment. La nuit, ses pas parcourant de long en large les couloirs de pierres gelées glaçaient le sang de la jeune femme. Très souvent elle se sentait intruse dans ce château, ce sentiment venait sans nul doute du mutisme du prince qui ne daignait ni lui parler, ni répondre à ses incessantes questions.  Pourtant il l’avait installé dans une chambre, et si elle était dépourvue de décorations le lit n’en restait pas moins très confortable. Il venait la voir plusieurs fois par jour, toujours en silence, pour inspecter son bras et refaire le bandage tandis qu’elle l’abreuvait de questions : « Pourquoi vivez-vous reclus ? » « Que sont les lueurs de la forêt ? » « Vous connaissiez la lumière qui m’a déposé ici non ? » etc. Aucune ne trouvait de réponse et le prince gardait sa bouche désespérément close. Un soir, probablement quatre ou cinq jours après son arrivée, Fragile décida qu’elle avait assez de forces pour se lever et visiter le château. Elle s’égara entre les nombreuses pièces puis déboucha sur une grande salle à manger. Au bout d’une table immensément longue, le prince dînait, fixant la neige dégringolant du ciel au-delà de la fenêtre. Sentant sa présence, il se tourna vers elle et l’invita à s’asseoir avec lui en désignant le bout de la table. Ne comprenant que ce qu’elle voulut comprendre, Fragile se saisit d’une chaise qu’elle installa à côté du prince. Il la fixa silencieusement pendant une bonne minute avant d’enfin ouvrir la bouche :

–         Aujourd’hui c’est mon anniversaire.

Prise de court, ne s’attendant pas vraiment à ce qu’il lui adresse enfin la parole, elle ne put que balbutier un « joyeux anniversaire ». Puis retrouva son assurance :

–         Quel âge avez-vous ?

–         1263. J’ai 1263 ans.

Fragile ne crut pas ce qu’elle venait d’entendre. Elle scruta le visage de l’homme mais aucun signe de vieillesse ne pouvait dénoncer un âge pareil. Il sentit son étonnement et dit, comme si c’était une explication :

–         Le froid, ça conserve.

Pour la première fois, il sourit avant redevenir taciturne. Son sourire n’avait tenu qu’une demi-seconde mais il réchauffa Fragile et elle regretta amèrement que le prince ne sourit pas davantage. Elle sut que cet homme là avec un sourire sur le visage était bel et bien l’être le plus beau qu’elle n’ait jamais vu. (Roman aussi est beau évidemment là n’était pas la question, mais de manière objective il fallait bien admettre que le Prince avait d’irréel, de « hors du temps », ses yeux faisaient voyager dans un océan de moments différents).

–         Je suis cryogénisé de l’intérieur de toute façon, lança-t-il coupant Fragile dans ses réflexions.

Elle le sentit enfin décidé à parler et retenta une nouvelle fois sa chance, mais d’une manière différente. Plutôt que de lui poser la question de front, elle allait tenter de l’amener sur le sujet de son choix.

–         Avant j’avais des vraies jambes, qui me portaient sans faillir. Je viens d’un monde différent, je suis une erreur balancée avec les autres. Je me suis réveillée un matin et j’étais dans un village de cette planète ci. Et là, je viens encore de me faire téléporter sauvagement et c’est comme ça que j’ai terminé dans les montagnes de glace.

Un silence accompagna sa déclaration. Il eut le temps d’emplir toute la pièce avant que le Prince le brise enfin.

–         Je ne viens pas de ce monde non plus. J’avais un fils et une femme. Dans mon monde j’avais le métier très prisé de voyageur temporel. Ma mission était merveilleuse : explorer le temps et l’espace et en ramener des technologies nouvelles. Mais ma machine s’est détraquée et lorsque j’ai pressé le bouton d’urgence pour retourner dans mon monde et mon époque j’ai atterri dans mon jardin. Je venais d’échapper à la mort et étais fou de bonheur. J’ai gravi les marches du perron deux à deux, impatient de serrer ma femme et mon fils dans mes bras.

Il marqua une pause et Fragile eut peur qu’il ne s’arrête définitivement. Elle relança donc le Prince par un « Et ensuite ? ».

–         Ensuite… Ensuite j’ai poussé la porte et l’horrible vérité m’a sauté en plein visage. J’étais bien dans mon monde, mais pas dans mon époque. Mon fils de quelques mois était devenu mon ainé d’une cinquantaine d’années minimum et ma femme était morte. De vieillesse ou de chagrin parce que je n’étais jamais rentré. Mon petit garçon était devenu un grand-père qui avait pratiquement atteint la fin de sa vie, il a levé les yeux vers moi et m’a lancé d’un ton accusateur et sans ciller une phrase que je n’oublierai jamais : « Ou tu étais passé ? Je t’ai attendu ». Je me suis précipité vers lui et nous nous sommes serrés dans les bras. Ensuite, il a murmuré dans un semi-délire « Maman ! Papa est rentré » puis il s’est assoupi et ne s’est jamais réveillé. Alors maintenant, toi qui pose tant de questions je vais répondre à celle que tu ne vas pas tarder à formuler : « ça fait quoi d’arriver en retard à sa propre vie ? ». Et bien ça déchire tellement de l’intérieur qu’on aimerait mourir sur le coup.

Peut-être Fragile aurait-elle préféré que le Prince ne parle jamais finalement. Son mutisme était moins dur à digérer que son histoire. La question résonnait encore dans sa tête « ça fait quoi d’arriver en retard à sa propre vie ? ». Pourtant c’en est une autre qui franchit ses lèvres :

–         Et la machine ? Il n’était pas possible de la réparer ? Ou d’en trouver une autre ?

–         Elle était fichue et à l’époque où j’ai atterri, le dernier président ultraconservateur avait fait interdire les voyages dans le temps les taxant de « contre-nature ». Toutes les machines ont été détruites. J’ai passé des mois entiers à tenter de réparer la mienne mais le seul endroit où j’ai réussi à voyager c’est ici, au milieu de ces montagnes de glace dans ce monde. Au début j’ai bâti une petite masure pour m’abriter du vent. Les années passant j’ai érigé ce château, pensant que monter toutes ces lourdes pierres me feraient expier mon fardeau. Si je n’étais jamais monté dans une de ces fichues machines…

–         Vous ne pouviez pas savoir, tente Fragile pour le consoler prenant dans le même temps la mesure de son impuissance.

–         Je sais, j’ai eu plus de mille ans pour retourner cette histoire dans ma tête, j’en connais toutes les ficelles. J’ai posé des mots précis sur chaque parcelle de ma mésaventure. On me l’a faite répéter tant de fois (-à ces mots la femme aux jambes rubans se sentit légèrement visée-), tout ceux qui se sont égarés dans ce château me l’ont faite répéter, et m’ont gratifié d’un mot gentil qui se résume en règle général à me dire que ce n’est pas de ma faute.

Le silence tomba de nouveau sur la table trop longue. Fragile fixait le Prince, ne sachant que dire, de peur de lui répéter ce qu’on lui a déjà dit des milliers de fois. Elle aurait aimé être différente des autres, mais comment être différente face à un homme qui a mille ans passé ? Comme toute réponse elle lui sourit puis chercha en vitesse une question à lui poser qui dévirait le sujet de conversation. Elle n’a pas à y réfléchir bien longtemps : des questions elle en a une centaine. Mais elle choisit de commencer par celle là :

–         Parlez-moi de la lueur qui m’a amené ici. Elle vit non ? Elle semble avoir une conscience.

Encore une fois le visage du Prince se peint de tristesse. Il répondit à la femme aux jambes rubans d’une voix si douce qu’elle douta pendant un instant que les sons sortaient bel et bien de sa bouche.

–         Oui elle vit. Oh qu’est ce qu’elle vit ! Elle ne comprend pas, je sais bien, et même moi à cette heure ci je ne suis pas certain de tout comprendre. Je ne sais pas si j’ai tout fait de travers ou si ça devait de toute façon se passer comme ça. Je l’ai forcé à partir mais j’assure que j’étais persuadée que ce serait mieux pour elle.

–         Elle vous aime ! Mais bien sur c’est évident, ça crevait les yeux ! Comment ai-je pu ne pas le deviner tout de suite ?

–         Peut-être parce qu’on a du mal à imaginer les lumières des bois amoureux des humains.

Fragile se repassa mentalement le moment où elle s’était retrouvée sur le perron. La danse de la lueur trahissant son impatience, le regard du Prince qui a mis deux bonnes minutes avant de prendre conscience qu’une femme avec des bouts de soie à la place des jambes était allongée sur son sol en marbre. Il ne regardait qu’elle, sa chaleur, son bonheur dansant, sa lumière vibrante. C’était tellement évident que Fragile fut tenter de se frapper le front.

–         Vous l’aimez. Vous l’aimez parce qu’elle ne communique pas comme nous. Elle n’a pas la parole, impossible pour elle de vous dire ce qu’on vous a déjà répété cent fois. Elle vous  a parlé à sa manière, sa façon de danser, de briller. Que s’est-il passé ? Vous ne l’avez pas écouté ?

–         J’ai écouté les serpents de mes cauchemars qui me susurraient à l’oreille que le jour s’en était allé, que la lumière était tombé derrière les montagnes, que le monde chantait la nuit éternelle et que toutes lueurs étaient vouées à s’évanouir à mon contact. Ils me racontent que je suis l’ombre qui salit la lumière. Et puis, encore une fois, que ferait un homme avec feu follet ?

La femme aux jambes rubans rit, provoquant un regard interrogatif du Prince.

–         Vous n’êtes pas un humain, vous avez 1263 ans, vous êtes connus d’une planète entière, devenu mythe ou légende. Vous êtes le Prince des Glaces. Et si c’est le regard des autres qui vous inquiète laissez moi vous rappelez que vous vivez dans une tempête de neige et que vos seuls voisins sont des Tigrours qui pensent davantage à croquer les touristes plutôt qu’à juger vos actes. Vous avez bâti votre monde et votre empire, à vous d’en dicter les règles. Quant à elle… Ce n’est pas un feu follet. Elle vit, elle danse, elle brille, elle aime. Elle vous aime.

Le Prince ouvrit la bouche, sans doute pour répliquer, puis la referme doucement. Sans que Fragile ne sache pourquoi, il se renferma dans son mutisme habituel. Son regard se perdit vers les montagnes derrière la fenêtre. La femme aux jambes rubans avait compris qu’il ne servait à rien de l’inonder de questions. Il parlerait quand il en aurait envie. Aussi elle amorça un mouvement pour se lever, sentant le sommeil la gagner. D’un coup, le Prince bondit de sa chaise comme un diable sortant de sa boîte, faisant au passage faire un bond monumental à Fragile qui le regarda passer en courant éberluée par tant d’énergie. Elle le suivit discrètement, sachant très bien où il allait et priant de toutes ces forces. Le Prince traversa le couloir et lorsqu’il arrive à la lourde porte donnant sur le perron il prit le temps de poser ses deux paumes à plat contre le bois pour reprendre son souffle (ou peut être pour se poser une dernière fois une série de questions). Lorsqu’il ouvrit la porte, Fragile supplia tout ce qui se trouvait sur cette planète de faire en sorte que… Oui, elle était là. La lueur ondulait sur les marches. Avait-elle senti qu’on allait l’attendre ? Ou vient-elle ici tous les soirs en espérant qu’il vienne la rechercher là où il l’avait déposé des semaines auparavant ? Sans bruit ils échangèrent un regard, le Prince s’écarta de l’encadrement et invita la lueur à entrer d’un geste de la main. Ils remontèrent le couloir côte à côté, visiblement trop perdus dans la contemplation de l’autre pour remarquer la présence de Fragile qui jubilait plaquée dans le renfoncement du mur qu’elle avait choisi comme cachette. Elle ne put s’empêcher de constater que lorsque la lueur baignait de sa lumière le visage du Prince il était plus beau encore. Ses yeux semblent irréels, enfin réchauffés. Elle les trouvait beau, le Prince et sa Douceur. Elle les trouvait enfin heureux, le Prince et son Bonheur. Ils avaient l’air tellement vivant dans tout ce décor glacial et morne, ils semblaient être les exacts opposés, l’ombre et la lumière, la pluie et la rivière, la retenue et les ardeurs, le temps qui passe et qui se meurt, le Prince des Glaces et sa Chaleur.

Comments
One Response to “Delirium”
  1. jenepy dit :

    La longueur ne se fait absolument pas sentir !
    Superbe conte que voici. J’aime les images qui s’en dégagent. Un monde de rêve que j’apprécie énormément ! Merci !

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