Kermesse au pays des minimoys

Hier j’étais de kermesse. Et oui, je tenais un petit stand marrant avec ma Biatch, en mangeant des crêpes dégoulinantes de chocolat. Mais ce qui me restera en tête le plus longtemps ce sont les gamins. Les petits comme les grands. Les petits, pas encore très assurés sur le deux jambes et avec le visage rond de la jeunesse, fixent de leur grand yeux et… font fondre instantanément ! Après il y les moyens. Excités pour tout et n’importe quoi, persuadés que soulever des montagnes ne demandent qu’un simple bâton de bois comme levier, heureux comme personne quand ils font le score maximum, et pour la très grande majorité : beaux. Il faut croire que c’est un réel challenge d’être laid à cet âge là. Il y a aussi ceux qui émettent l’idée de développer de l’insolence. Et celles qui te regardent les yeux chargés d’admiration alors que tu n’as encore rien fait. Et enfin, il y a les grands, tout juste entrés au collège. Là ça se complique, l’âge ingrat lave les cerveaux mais pas les peaux. Le maquillage commence à tartiner les bouilles à grand coup de rouge sanguine sur les lèvres et d’yeux charbonneux . Ils semblent qu’être le plus stupide possible fait grimper la côte de popularité. Je me rassure en me disant qu’à leur âge j’étais plutôt du genre… totalement impopulaire. Un peu trop cinglée pour la masse, maintenant ce trait de caractère joue plutôt à mon avantage dans les relations sociales. Bref, j’ai attentivement regardé toutes les tranches d’âge (ainsi que le nouvel instituteur mais ça n’a rien à voir) et après les avoir vu sauter, crier, rire, bouder, me regarder avec des yeux de merlans et la tête légèrement penchée sur le côté sans expression (vraiment flippant celui là), et vieillir je me suis dit qu’il fallait absolument que j’envoie mon futur gosse en pension pendant son collège. Enfin si j’arrive à m’en séparer. Parce que l’instinct maternel devant les tout petits je l’ai (à peu près) mais alors les pré-ados… chaque fois que je passe devant un collège je vérifie mentalement que j’ai bien pris ma pilule. Définitivement, l’arrogance de l’ignorance me met toujours les nerfs en pelote. Il n’empêche que je me suis découverte une âme de foraine dans cette histoire. Bref, c’était chouette !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :