Sans titre (sans but, sans motivation, sans couleur)

Je suis censée me lever. Seulement ce matin je n’ai aucune idée de pourquoi je devrais sortir de mon lit. Tout à l’heure déjà, à 7h, ma mère s’invite dans ma chambre puisqu’elle avait remarqué l’absence de ma carcasse dans la cuisine, bref elle vient et me rappelle que j’ai cours. Je dis que c’est mort. Elle dit qu’il ne faut pas se laisser abattre. Je dis pas aujourd’hui. Je dis plus rien, elle s’en va, je sanglote et me rendors. Je suis censée me lever mais je crois que mon chat en peluche et ma boite de mouchoir m’apportent tout ce que j’ai besoin pour l’instant. Les journées vont être terriblement longues et je ne vois que mon lit comme bunker où les passer. Avec un peu de chance. Ah et je suis censée travailler aussi, mes études qui me font chier pour ne pas avoir de métier et mon job où je suis obligée d’être aimable et souriante avec des gens qui me traitent comme une merde ou qui me font du rentre dedans salement. Là, je suis censée travailler mes dossiers. Qui sont à rendre dans deux semaines. Mission suicide. Quoique, je pourrai bacler ça rapidement, toute façon quand je m’applique pour faire quelque chose, je me casse la gueule, alors que quand je fais de la merde on me félicite ou on en redemande. Je suis censée me lever, mais je pense que je ne vais pas le faire avant un bon bout de temps. En fait, mon problème c’est qu’il faut d’abord que j’arrive à me relever, avant de penser à me lever. Mais je crois que mes rêves sont mes pires ennemis, d’ordinaire je fais des cauchemars, cette nuit c’était l’inverse tout était idyllique du coup le réveil a été assez hardcore. Peut être parce que mes journées sont devenues un cauchemar. L’avantage dans cette histoire (côté positif forever) c’est que :

1 – J’ai déjà le remède à mon mal : le temps, et lui il fera son office dans tous les cas.

2 – Je n’aurai plus à supporter un Dr Jekyll/Mr Hyde qui me faisait flipper et m’oppressait.

3- Plus jamais je prends le RER. Jamais.

4- Maintenant que je l’ai perdu, j’arrêterai d’avoir peur de le perdre (logique imparable).

Je vous épargne la liste des inconvénients, elle est dix fois trop longue. Il faut que ma mémoire défaillante engloutissent tous les souvenirs, j’aimerai arrêter mon cerveau.

Comments
One Response to “Sans titre (sans but, sans motivation, sans couleur)”
  1. cyrius300 dit :

    J’espère que tu vas mieux ma chère « Alice ». La vie c’est malheureusement ça: il y a des hauts et des bas. Le plus dur et de surmonter les bas… Je sais ce que c’est. Mais pour toi, je sais aussi que tu es une fille intelligente et capable de faire front. Tu as de l’esprit et du tempérament.
    Les gens qui te regardent de haut, ne savent pas qu’il y a quelque chose d’encore plus haut qu’eux. Quand je me retrouve dans les meêmes états d’âme que toi, je regarde les étoiles (quand je le peux, evidemment) et je me dis que nous ne sommes rien ici bas. Alors je relativise et je laisse la tempête passer.
    Tu es douée pour l’écriture et tu tu t’exprimes merveilleusement bien. Je te verrais bien plus tard romancière ( et pourquoi pas?)
    Garde courage, parce que je suis convaincu qu’un jour tu deviendras quelqu’un.

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