Ariane et Thésée

– Ary ?

– Regarde le plafond Thésée.

– Arrête avec ce surnom. Et c’est le ciel, pas un plafond.

– C’est un très très grand plafond Thésée.

– Arrête avec ça Ariane.

– Ariane ! Ariane ! Ariane ! Ariane !

– T’as des problèmes tu le sais ça ?

– Je ne vois pas ce que tu reproches à ton surnom mon amour, suis mon doigt.

– Qu’est ce que tu …

– Tu parles trop, voilà je met mon autre main sur ta bouche. Elle est si douce d’ailleurs, dommage que tes dents écorchent aussi fort. Suis mon doigt maintenant. Gauche, droite, pas mal, parfaite santé oculaire.

– Mmmh !

– Nanani nanana, chut vilain. Plus un mot mon amour, ta voix insulte l’espace. Tes yeux vont très bien petit rossignol, ce qui induit que tu vois. Tu t’es bien rendu compte, tu savais très bien… Ariane souffre, Ariane se tord de douleur, mais tout le monde s’en fiche : Ariane est folle, elle ne doit pas vraiment être au courant qu’elle pleure toute l’eau du monde. Tu l’as vu ! Et tu n’as rien fait !

– Mh ?

– Tu sais mon petit chaton, je t’aime très fort. Oui oui oui. Oh arrête de gesticuler ! Qu’est ce qu’il y a ? Je serre trop fort ? Mes ongles s’enfoncent dans tes joues ? Tu n’avais qu’à pas essayer de parler. J’en étais où ? Ah oui. Moi, Ariane, je déclare avoir un coeur en plein état de marche, qui envoie et reçoit du sang, qui envoie de l’amour et ne reprend que de la condescendance. Je ne suis pas si folle que ça, amour, pourquoi tu me regardes continuellement comme tel ? Arrête de bouger, sinon je vais finir par t’arracher un morceau de visage. Qu’est ce que tu… lâche moi !

– Mon petit bijou, ma rose, ma colombe, tu n’as pas de force. N’oublie pas, tu as mis à mal ton corps en même temps que ta cervelle en t’envoyant beaucoup trop d’étoiles en poudre dans les narines. Tes petits poignets ne sont jamais aussi bien que réunis dans une de mes mains. Voilà, maintenus dans le dos. Ary, petite fée, notre union délétère est la chose la plus merveilleuse qui ne nous soit jamais arrivé alors essayons de tenir le plus longtemps possible avant de se détruire. De plus, je ne suis pas pressé de finir en prison.

– Pourquoi ça serait forcément toi qui réussirait à m’abattre ? Je peux t’envoyer aux sous sols quand je veux ! Je mords la jugulaire et bam ! T’es mort !

– Oui oui oui Ary, oui.

– Dans ma prochaine vie, je te mettrai la misère !

– Ce qui me rassure c’est que j’ai le temps de voir venir…

Comments
One Response to “Ariane et Thésée”
  1. cyrius300 dit :

    Je n’ai pas suivi la trame de l’histoire, mais j’aime bien; c’est coloré d’humour.

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